Les codex, sources d’inspiration cachées de l’art contemporain ?
L’Institut Culturel du Mexique à Paris inaugure une nouvelle exposition dédiée aux codex. Elle propose de mettre en relation ces livres ancestraux avec la création contemporaine.

Quelle influence les codex mexicains ont-ils sur les artistes contemporains ? C’est la question à laquelle tente de répondre la nouvelle exposition présentée par l’Institut Culturel du Mexique à Paris.
«AMOXTLI. Codex : Mémoires et patrimoine vivant», est une exposition consacrée aux codex mexicains et à leur résonance dans la création contemporaine. Elle entre dans le cadre du bicentenaire des relations diplomatiques entre le Mexique et la France. On la doit à la Bibliothèque nationale d’anthropologie et d’histoire (BNAH). Les codex mésoaméricains ont décidément la cote. L’an passé déjà, ils avaient fait l’objet d’une exposition, cette fois-ci à la Maison du Mexique.
Une douzaine de codex présentés
L’exposition réunit une douzaine de codex en fac-similé (dont le codex de Dresde, le codex Mendoza et le codex Zouche-Nuttall). Elle propose un dialogue avec les œuvres de trois artistes mexicains contemporains : Monica Munoz Cid, Filogonio Naxin et Antinea Jimena Perez-Castro. Gravure monumentale, peinture visionnaire et pratique transdisciplinaire viennent explorer la mémoire, l’identité et la transformation des héritages culturels.
Qu’est-ce qu’un codex ?
Les codex constituent les premiers manuscrits pictographiques mésoaméricains. Ils sont réalisés sur papier amate, fibres d’agave, peau de daim ou textile de coton. Témoins matériels de systèmes de pensée complexes, ils remplissaient des fonctions calendaires, historiques, politiques, divinatoires et médicinales. Leur production, amorcée à l’époque préhispanique et poursuivie durant la période coloniale, reflète un savoir-faire sophistiqué et des processus d’hybridation culturelle.
Amoxtli. Codex : mémoires et patrimoine vivant, Institut Culturel du Mexique, 119 rue Vieille du Temple à Paris 3e, du 6 mars au 15 avril. Vernissage jeudi 5 mars à 18h. Gratuit.





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