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Les sacrifices humains étaient légion du temps des Mayas et des Aztèques. On sait qu’ils tuaient leurs victimes en offrandes aux dieux. Une étude récemment publiée précise de quelle manière était arraché le cœur des sacrifiés.

arrachage du cœur
Un sacrifice où le bourreau arrache le cœur de la victime. Extrait du codex Magliabechiano (Wikipedia)

C’est un sujet d’étude on ne peut plus glauque. On pourrait croire à une blague, mais non, c’est très sérieux. Deux chercheurs ont publié une étude dans la revue Current Anthropology sur les sacrifices humains en Mésoamérique et plus précisément sur la manière dont était arraché le cœur. Vera Tiesler et Guilhem Olivier ont travaillé plusieurs années sur le sujet. Vera Tiesler est une bioarchéologue d’origine allemande spécialiste des Mayas. Elle est chercheuse et professeur à l’Université du Yucatan. Guilhem Olivier est un historien français, professeur et chercheur de l’Université Nationale Autonome du Mexique (UNAM).

Les deux chercheurs ont décidé d’analyser les méthodes utilisées entre autres par les Mayas et les Aztèques pour sacrifier leurs victimes. Ces dernières étaient amenées en haut de la pyramide. On les couchait sur le dos. Le bourreau leur arrachait le cœur alors que les victimes étaient encore vivantes. C’est ce que l’on appelle la cardiectomie. Le cœur et le sang étaient offerts aux dieux. Vera Tiesler et Guilhem Olivier se sont focalisés sur les différentes manières d’arracher le cœur. Pour cela, ils ont étudié la nature des ouvertures pratiquées sur le thorax.

Ils utilisaient trois techniques différentes

Ils ont identifié trois techniques différentes :

1/ La thoracotomie subdiafragmatique, dans laquelle une incision était faite directement sous les côtes

2/ La thoracotomie intercostale, coupe entre les côtes

3/ La thoracotomie bilatérale transversale, incision horizontale dans le sternum 

Chaque méthode reconstruite (c’est-à-dire depuis le dessous de la cavité thoracique, entre deux côtes gauches et à travers l’os sternal) fournit de nouveaux indices concernant la gamme de dispositifs cérémoniels et les concepts natifs du corps humain en tant que modèle cosmique“, écrivent les deux chercheurs. “Quant aux Aztèques, nous concluons que différentes procédures d’ouverture du tronc ont été pratiquées dans le cadre de séquences rituelles qui, dans chaque cas, ont permis d’accéder à la Montagne Sacrée Cosmique avec ses essences vivifiantes“, concluent-ils.