Facebooktwitterlinkedinmail

Andrew Somerville, chercheur à l’Université d’État de l’Iowa, a analysé des os de lapins et de cerfs afin de déterminer l’arrivée du maïs dans la vallée de Tehuacán, au Mexique. Voici ses conclusions.

Représentation d'un lapin dans le Codex Xolotl © DR
Représentation d’un lapin dans le Codex Xolotl © DR

Environ 180 os de cerfs et de lapins ont servi d’échantillon pour une recherche visant à reconstruire le paléoenvironnement de la Vallée de Tehuacán. Les os analysés font partie de la collection du Laboratoire d’Archéozoologie de l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (INAH). Ils proviennent de 10 sites fouillés entre 1961 et 1964. Avec cette étude, il s’agissait de déterminer si l’apparition du maïs et le début de l’agriculture dans la région répondaient à des changements climatiques. L’analyse a été publiée dans la revue «Science Advances».

Les analyses montrent que le premier maïs de la région s’est développé il y a environ 5 400 ans (Holocène Moyen). L’environnement était riche en végétation et en précipitations. Des conditions favorables à son implantation en altitude. C’est précisément la fenêtre climatique humide qui a permis au maïs primitif, encore à mi-chemin entre le téosinte et le maïs actuel, de s’établir dans des zones élevées comme la Vallée de Tehuacán.

À son apparition, les populations pratiquaient encore la chasse et la cueillette. Le maïs ne représentait qu’une petite part de leur alimentation. Son importance s’est accrue avec l’intensification progressive de l’agriculture, elle-même liée aux évolutions climatiques.

Source : Colección arqueozoológica del INAH revela nuevos datos sobre aparición del maíz en el Valle de Tehuacán