Non, la sécheresse n’a pas entraîné la chute des cités mayas
Des chercheurs canadiens estiment que la sécheresse n’a pas causé la perte des cités mayas. Il s’agit d’un phénomène plus complexe.

Au nord du Guatemala se trouve, Iztan, un site archéologique maya. La ville était construite sur une colline, entourée de sources d’eau. Et pourtant, un jour, elle a été abandonnée, comme tant d’autres cités mayas. Pourquoi ? Pas à cause de la sécheresse explique Benjamin Gwinneth, un professeur de géographie à l’Université de Montréal qui étudie le changement climatique et son impact sur la civilisation maya, dans un article publié sur le site de l’Université.
En étudiant avec son équipe des sédiments retrouvés sur place, ils ont établi qu’Itzan était occupée depuis 4 000 avant notre ère, jusqu’à son abandon 1000 an avant notre ère. Les premiers signes d’installation dans la zone apparaissent vers 3 200 ans avant J.-C. Les Mayas faisaient un usage extensif du feu pour l’agriculture, puis son utilisation a peu à peu cessé. Malgré tout, Itzan n’a jamais été touché par le phénomène de sécheresse. Son climat est resté stable au fil des ans. Ce n’est donc pas la cause de l’abandon de la cité.
Le collapse maya, un phénomène plus comple qu’il n’y paraît
Selon lui, le collapse maya n’est pas le résultat d’une catastrophe climatique. Il s’agit plutôt d’un phénomène complexe lié autant au climat qu’à l’organisation sociale de la ville qu’aux conditions économiques et politiques. Une hypothèse, déjà largement développée par Chloé Andrieu, chercheuse au CNRS.
Benjamin Gwinneth relie la décadence de Itzan à celle d’autres cités similaires. Ces dernières étaient liées entre elles, à tel point qu’un problème dans une des villes se répercutait sur l’autre. Ainsi si l’une s’écroulait, comme un chateau de cartes, d’autres suivaient.





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