Les quipus transformés en fichier data ? Vous ne rêvez pas
Richard Dosselmann, informaticien à la First Nations University au Canada, est parti d’une hypothèse un peu folle. Et si les quipus incas étaient bien plus qu’un simple outil de comptage ? S’ils servaient à créer des formats informatiques ?

Les quipus continuent d’intéresser les chercheurs. Ces cordelettes incas, assemblées les unes aux autres et comptant d’innombrables noeuds, intriguent toujours autant. On a longtemps cru qu’elles servaient à compter. Par exemple sur les marchés lors de la vente de bêtes, on faisait les compter avec les quipus. Une hypothèse plus récente présentait ces sortes de colliers commme une écriture propre aux Incas. Les noeuds pouvant signifier un ou plusieurs mots. Certains chercheurs ayant analysé la strcture même des quipus y ont trouvé des cheveux, affirmant qu’ils servaient de signature.
Les quipus, l’ancêtre du .csv
Tenez-vous bien, pour Richard Dosselmann, informaticien à la First Nations University au Canada, les quipus ne sont plus ou moins que les précurseurs du langage informatique. En étudiant les noeuds des quipus, l’informaticien et son équipes ont retranscrit les particularités des quipus en langage informatique C++ et Python.
À partir de là, ils ont même créé des fichiers spécifiques avec l’extension .qpu. À partir de ces fichiers, ils ont ensuite construit trois applications concrètes : une feuille de calcul, un système de fichiers et un outil de représentation d’images, tous alimentés par les données des quipus.
Encore plus fort, ils ont prouvé que les quipus pouvaient aussi contenir des donneés sensibles cryptées. En effet, les cordes et les nœuds peuvent être réorganisés ou permutés à tous les niveaux de la hiérarchie. Cela entraîne le brouillage des données à des fins de sécurité. Tout cela est intégré à la structure même du quipu.
La conclusion de l’étude est la suivante : « Cette recherche met en lumière l’importance des connaissances traditionnelles autochtones dans la technologie moderne ». On n’aurait pas dit mieux.
Sources : Hola, Canadian Center of Science and Education





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