Choquequirao, une longue histoire d’exploration (TIMELINE INTERACTIVE)
Le site inca de Choquequirao est connu depuis bien longtemps. De nombreux archéologues et historiens s’y sont pressés pour voir de leurs propres yeux la cité rivale du Machu Pichu. Découvrez dans notre frise interactive les principales dates liées à l’exploration du site.

Le ville de Choquequirao, située à une altitude moyenne de 3 200 mètres, est construite sur un plan en terrasse. Elle est surtout renommée pour ses caravanes de lamas. L’animal sacré des Incas occupait une place importante sur le site.
Bien que moins connue que le Machu Picchu, Choquequirao a pourtant vu défiler un nombre impressionant d’archéologues, historiens et autres explorateurs, attirés par la réputation du site inca.
Voici un listing établi à partir de plusieurs sources (voir en-dessous de la timeline), sur qui est venu faire quoi à Choquequirao.
Choquequirao : qui s’est intéressé au site et quand ?
L’histoire des explorations et des recherches de la cité inca de Vilcabamba
Juan Arias Dias Topete mentionne pour la première fois l’existence de « Chuquiquirao » dans la cordillère de Vilcabamba.
Le marquis français Eugène de Sartiges devient le premier érudit à atteindre le site archéologique, le 2 juillet.
Léonce Angrand visite Choqek’iraw et en dessine les tout premiers plans officiels.
Un voyageur nommé Grandidier se rend à son tour sur les vestiges de la cité inca.
Le cartographe Emilio Colpaert dresse une carte détaillée du département de Cuzco et y mentionne le chemin muletier menant au site.
L’explorateur français Charles Wiener cite explicitement Choque Quirao dans son célèbre ouvrage « Pérou et Bolivie ».
José Benigno Samanez Ocampo organise une expédition majeure et affirme avoir passé cinq mois sur le site pour y mener des fouilles.
Don Julio C. Piéroladad, alors préfet du département de l’Apurimac, tente d’atteindre le site escarpé.
Le nouveau préfet de l’Apurimac, Juan José Nuñez, explore Choqek’iraw et y découvre un précieux objet métallique.
En février, Hiram Bingham, accompagné de Clarence Hay, atteint le site et en effectue une description et un relevé minutieux.
Le professeur don Manuel Esteban Alencastre visite le site archéologique en compagnie de ses étudiants.
Hiram Bingham effectue un second séjour à Choqek’iraw et y entreprend la fouille de plusieurs sépultures.
Don Justo Paliza Luna, sous-préfet de la province de La Convención, se rend sur le site pour une visite officielle.
Choqek’iraw fait l’objet d’une mention dans un article scientifique rédigé par Enrique Campana.
L’ingénieur Cristian Bües explore la zone pour dresser un précieux croquis cartographique de la région.
Le Service Départemental d’Archéologie de Cuzco missionne l’inspecteur Gustavo Alencastre Montúfar et Bach Fidel Ramos Condori pour des travaux de nettoyage.
À la suite de leurs visites, Gustavo Alencastre Montúfar et Bach Fidel Ramos Condori publient de précieuses données sur l’architecture du site.
L’archéologue américain renommé Gary Ziegler commence à étudier le site en profondeur.
Fidel Ramos et le topographe Teodore Portugal mènent des travaux de terrain pour déterminer l’extension réelle de la cité.
L’historien Lorenzo Huertas Vallejos mentionne Choqek’iraw dans une publication scientifique.
Roberto Samanez et Julinho Zapata réalisent les premiers relevés complets et des opérations de restauration pour le Plan Copesco.
De nouvelles opérations archéologiques de grande envergure sont menées sous la direction de Percy Paz et Eulogio Aucacóndor.
L’architecte et explorateur américain Vince Lee visite à son tour le site inca.
La Première dame du Pérou, Eliane Karp de Toledo, sollicite officiellement l’aide financière de la France pour la mise en valeur du site.
Mission d’expertise française (J.-F. Bouchard, F. Megard, P. Ussellman). La restauration des terrasses occidentales révèle un motif de lama stylisé (découverte de Paz Flores).
Une seconde mission d’expertise scientifique française est réalisée sur place.
Début des fouilles archéologiques franco-péruviennes dirigées par Patrice Lecoq. La découverte historique des lamas en pierre est révélée au grand public.
Planification et exécution du projet spécial de recherche archéologique et historique : « Sector VIII – Las Llamas ».
Clôture des fouilles franco-péruviennes. Parallèlement, l’équipe de Carlotto et al. réalise une étude géologique complète du site.
Des dysfonctionnements administratifs et financiers entraînent la suspension temporaire des opérations sur le terrain.
Parution de deux publications majeures sur Choqek’iraw, incluant l’analyse détaillée de la fonction rituelle des terrasses par Patrice Lecoq.
Publication par Gary Ziegler et J. Malvine d’un article de référence portant sur les aspects cérémoniels et astronomiques de la cité.
Sources : thèse de doctorat en anthropologie soutenue par Thibault Saintenoy à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2011, Nouveau regard sur Choqek’iraw de Patrice Lecoq, Terrasses aux mosaïques de Choqek’iraw, Pérou, Description générale et premières interprétations article paru dans le Journal de la Société des américanistes, The ‘llamas’ from Choquequirao: a 15th century Cusco Imperial rock art





Laisser un commentaire