Ces espaces entre les maisons mayas révèlent comment ils maîtrisaient l’eau et cultivaient leurs terres
Les Mayas exploitaient intentionnellement la topographie d’un lieu afin de maîtriser naturellement l’écoulement des eaux de pluie. Telle est la conclusion d’une nouvelle étude menée par l’INAH.

C’est ce que l’on appelle dans le jargon journalistique un marronnier. Comment les Mayas utilisaient l’eau ? Avaient-ils des connaissances particulières en agriculture ? La question revient souvent et la réponse apportée est souvent la même, quoique de plus en plus nuancée au fil des ans.
Oui, les Mayas, au même titre que les Incas étaient de très bons agriculteurs. Ils savaient comment stocker l’eau, en témoigne les traces laissées par d’anciens barrages. On sait aussi qu’ils avaient trouvé un moyen de filter l’eau pour la rendre potable, même si parfois, cela ne suffisait pas.
Les chercheurs de l’INAH ont voulu aller plus loin et obtenir une meilleure connaissance de la configuration du paysage domestique à des fins agricoles. Ils ont donc mené plusieurs fouilles le long du tracé du Train Maya. Plus précisément à Tepakán, dans le Yucatán, ainsi que Bécal I, Bécal II et Bécal III, dans l’État de Campeche.
Des espaces vides intriguants entre les maisons
Les premières analyses indiquent que les habitations étaient installées sur des secteurs élevés. Elles étaient entourés de zones plus basses, afin notamment de maîtriser naturellement l’écoulement des eaux de pluie.
Sur place, les archéologues ont relevé d’intrigants espaces vides d’environ 200 mètres. Situés entre des groupes de 30 à 40 petites constructions, ils correspondent aux endroits où les analyses montrent une concentration de l’eau. Ces espaces pourraient avoir eu une fonction agricole.
Les ensembles domestiques semblent avoir été construits autour de terrains propices aux cultures, destinées avant tout à l’autoconsommation.
L’hypothèse doit encore être confirmée. Pour cela, les archéologues veulent maintenant rechercher des preuves matérielles d’échanges de surplus agricoles entre cités mayas. Ils souhaitent aussi étendre leurs travaux à davantage d’habitations ainsi qu’à l’analyse du phosphore présent dans les sols.
To be continued…
Source : INAH





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