Facebooktwitterlinkedinmail

Pour cette fin d’année 2018, National Geographic consacre un hors-série aux Mayas. La promesse du magazine : éclaircir tous les mystères liés à la civilisation maya, que ce soit son essor ou sa chute…

Montage Nat Geo

 
 

Les Mayas fascinent toujours autant. Après Géo, c’est au tour de National Geographic de publier un hors-série dédié aux Mayas. Après un retour rapide et condensé sur l’apogée et la destruction de la ville d’El Mirador (p.28-29), le magazine s’attarde sur les découvertes de l’archéologue William Saturno qui a mis à jour une immense fresque colorée sur le site de San Bartolo, dans le nord du Guatemala, près de la frontière avec le Mexique (p.32-35). Pour reproduire la fresque, l’archéologue a pris plus de 350 photos. Assemblées, elles donnent une idée de la grandeur de la peinture qui représente “les cinq dieux et les cinq arbres sacrés qui, dans la mythologie maya, contribuaient à relier la terre au ciel“.

Un polar nommé Tikal 

S’en suit une représentation plus que moderne  et surprenante du mythe des jumeaux Hunahpu et Ixbalanque (p.36-39). L’histoire de Tikal est racontée à la manière d’un polar. Meurtre, guerre, changement climatique… Tout y est ! Et tout est vrai. Pas besoin d’inventer, l’histoire de la ville et de sa chute se suffit à elle-même (p.46-49). Rien de nouveau dans les pages suivantes qui concernent le déchiffrement des glyphes. Un article assez classique que l’on peut passer rapidement (p.56-59). 

La série de photos de nuit d’Uxmal (p.80, p.84-85), Chichen Itza (p.88-89, p.92-93) ou encore Kabah (p.102-103) sont splendides. La magazine s’achève sur des images 3D des monuments tels qu’ils devaient être à l’époque (p.105-108) et un article sur les Mayas d’aujourd’hui (p.109-115).

CONCLUSION. Un hors-série plaisant à lire, avec des nouveautés en termes d’image : la fresque de San Bartolo (presque jamais évoquée), des photos de fouilles jamais publiées… Les histoires, quoique connues, sont bien racontées sous des angles inédits. Enfin la partie “légende vivante” avec les Mayas d’aujourd’hui nous rappelle que la culture et la civilisation maya sont encore bien vivaces.