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Une équipe de chercheurs de l’Université de Varsovie, menée par Dagmara Socha, a analysé quatre momies d’enfants incas choisis pour la capacocha. De quoi renouveler ce que l’on sait déjà sur ce rituel inca.

Capcacocha (Wikipedia)
Capcacocha (Wikipedia)

Quand vous allez au musée de Los Americas à Madrid, vous ne pouvez pas passer à côté. Une salle entière plongée dans le noir leur est réservée. Là se trouve différentes momies. Toutes ont servi au rite de la capacocha. Une pratique ancestrale des Incas qui continue toujours d’intriguer. La preuve, une équipe de chercheurs vient de publier ses résultats dans la revue Journal of Archaeological Science.

Qu’est-ce que la capacocha ?

Dans ce rituel inca, les enfants étaient endormis avant d’être sacrifiés. On leur faisait ingérer de la coca et de l’alcool avant de les tuer. Ils devenaient ainsi divins afin de purifier l’entrée du souverain dans l’autre monde. Cette tradition a longtemps fait débat parmi la communauté scientifique.

Comment ont-ils procédé ?

L’équipe de professionnels a analysé quatre momies d’enfants à l’aide de la tomographie assistée par ordinateur. Il s’agit d’une technique d’imagerie non invasive qui associe la technologie des rayons X au traitement informatique pour produire des images transversales détaillées des structures internes du corps. Dagmara Socha est à la tête de l’équipe de chercheurs. Spécialiste du sujet, elle a déjà travaillé a redonner un visage à Juanita.

Qu’ont-ils decouvert ?

Premier enseignement : il y avait une intervention post-mortem sur les enfants. Certains corps présentaient des os déplaces ou bien des fragments textiles à l’intérieur de la cavité abdominale. D’autre part l’une des momies analysée prouve que l’enfant a été tué à un endroit avant d’être transporté à un autre.

Deuxième enseignement : les enfants souffraient de la maladie de Chagas avec une dilation de l’oesophage et des calcifications pulmonaires. Or, jusqu’à présent, on pensait que les enfants sacrifiés étaient tous en bonne santé et choisis pour cette raison-la. Il semblerait que ce ne soit pas le cas. D’après les scientifiques le choix des enfants serait plutôt lié à fes facteurs symboliques ou politiques plutôt que physiques.

Quel était le rôle de ces enfants sacrifiés ?

Les chercheurs pensent que les enfants servaient de lien entre le monde des vivants et les dieux. Le fait que les corps continuaient à être touchés et manipulés suggère que le rituel ne s’arrêtait pas à un instant précis mais se continuait dans la durée.

Sources : infobae, La Nacion