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France 5 diffuse un documentaire issu de sa collection “Science grand format”, consacré à Tikal. “Tikal, la cité maya disparue”, revient sur l’édification de la cité et sa chute dans un condensé d’informations accessibles à tous.

(Capture d'écran France 5)
(Capture d’écran France 5)

Dans ce nouveau reportage “Tikal, la cité maya disparue” de la collection “Science grand format”, France 5 emploie les technologies modernes comme des reconstitutions en 3D pour faire revivre la cité maya de guatémaltèque. Une mise en scène efficace qui a déjà fait ses preuves notamment dans les documentaires sur la pyramide Kukulkan à Chichen Itza et la cité de Teotihuacán.

Une architecture particulière

Exhaustif, le documentaire passe en revue l’édification de la cité, à son évolution puis sa chute à cause de l’utilisation extensive de la forêt et la sécheresse. On débute la visite dans les pas d’Arthur Desmarest, archéologue américain. “C’est impressionnant que ce soit encore debout“, s’enthousiasme-t-il en regardant les pyramides de Tikal. Comment les bâtisseurs mayas ont-ils pu assurer la stabilité des constructions, en particulier des pyramides si hautes ?

Leopoldo Gonzalez, directeur du site, explique que c’est grâce à un système d’imbrication lors de la construction. Ainsi le temple n°4 qui possède une structure complexe de 7 degrés repose sur un système de pilier central en forme d’escalier qui renforce les plateformes successives.

Une population nombreuse pour assurer la grandeur de la cité

Le pouvoir de Tikal venait de son architecture monumentale“, assure l’archéologue Arthur Desmarest pour qui les temples servaient aux rois à assurer des cérémonies qui marquaient les esprits des habitants. Tom Garrison, archéologue pense lui que ce qui a fait de Tikal une cité-état c’est sa population en croissance constante. Le spécialiste pense que les rois de Tikal avaient compris que pour que la cité soit puissante, il fallait qu’elle soit habitée par des milliers de personnes.

Mais qui dit, milliers d’habitants, dit milliers de bouches à nourrir. Les Mayas ont ainsi surexploité les environs, abattant la forêt pour construire des temples et planter des cultures, dérivant l’eau en construisant des canaux et des réservoirs d’eau. De quoi créer les conditions de la chute de Tikal ? Oui et non !

Une invasion étrangère marque le début de la fin

Une guerre a d’abord eu raison du roi local explique Simon Martin, spécialiste de l’écriture maya. Il s’est penché sur une structure bâtie au 4e siècle, un temple auquel on accède par un large escalier. Une stèle en particulier l’intéresse. Celle qui parle de l’empereur Grande patte de jaguar. Il y a un problème.

Sur la stèle, il découvre un glyphe qui représente un propulseur de lance. Or, ce glyphe n’est pas maya. Pourtant, il est sur la stèle. Simon Martin en déduit qu’un autre empereur est arrivé sur place et a pris le pouvoir. Et ce dirigeant, appelé Hibou propulseur vient de Teotihuacán. Pour lui, cela ne fait aucun doute. Ce glyphe révèle une invasion de Tikal par Teotihuacán. En 378, Hibou propulseur a envoyé un émissaire pour prendre le pouvoir de la cité avec qui il commerçait depuis plusieurs années. Si le temple du coup n’a pas été agrandi, comme c’est le cas à chaque nouveau souverain qui en général ajoute un étage, c’est parce que la lignée des rois de Tikal a été interrompue par l’arrivée de l’émissaire de Teotihuacán.

En 950, Tikal est devenue une ville fantôme, vidée de ses habitants. Selon plusieurs chercheurs, la cité a été abandonnée car l’eau est venue à manquer.

Tikal, la cité maya disparue. Replay disponible sur France 5 jusqu’au 9 octobre 2021