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Quelles est l’origine des Olmèques ? Comment vivaient-ils ? A quoi ressemble leur cité de la Venta ? La grande exposition du quai Branly “Les Olmèques et les cultures du golfe du Mexique” répond à toutes ces questions.

Gros plan du visage del Señor de Las Limas © M.C.
Gros plan du visage del Señor de Las Limas © M.C.

Le ton est donné dès l’entrée du musée. A côté de l’accueil trône la tête colossale Olmèque n°4. Ce bloc de basalte rond dans lequel est sculptée la tête impressionne de par sa dimension. Pensez à faire le tour car derrière se trouve un écran qui diffuse une vidéo de l’excavation de la tête par Matthew Stirling. C’est l’une des pièces Olmèques les plus connue au monde. L’art monumental fait partie de l’ADN de cette civilisation, mais s’arrêter à ces têtes colossales serait réducteur.

Première salle : l’ensemble des Azuzules

La première salle de l’exposition “Les Olmèques et les cultures du golfe du Mexique”, sur la mezzanine est le rappelle. Les Olmèques savaient tailler d’énormes blocs de basalte pour en faire des statues mais aussi travailler le jade et la serpentine en des pièces minuscules. Preuve s’il en est avec les figurines miniatures exposées dans la première salle, des offrandes retrouvées à la Venta. Face à l’escalier, se trouve “le Señor de Las Limas”. Cette sculpture représente un homme tenant un personnage dans ses bras, peut-être un enfant. En enfilade, quatre pièces monumentales, l’ensemble des Azuzules, faites de basalte qui contrastent d’autant plus avec les figurines miniatures en jade et serpentine.

Deuxième salle : San Lorenzo et La Venta, capitales Olmèques

La deuxième salle sur la gauche est consacrée aux sites de San Lorenzo et La Venta qui étaient considérés comme les deux grandes villes Olmèques. Elle se focalise sur les dernières découvertes archéologiques et les origines de la civilisation Olmèque.

Une interview vidéo de l’archéologue Rebecca Gonzalez Lauck présente son travail sur le site de La Venta dont personne ne voulait s’occuper. Quand elle a repris les recherches sur le site, elle s’est aperçue qu’il était beaucoup plus étendu que ce que les premiers chercheurs avaient estimé.

Dans une autre vidéo on apprend qu’ils utilisaient la jadéite et le jade, deux types de pierre qui n’existaient pas sur place et qu’ils allaient très probablement chercher jusqu’au Guatemala.

Troisième salle : l’écriture et la langue Olmèque

La troisième salle se focalise sur l’écriture, le temps et la langue. Les Olmèques n’avaient pas d’écriture à proprement parler mais leurs statues voulaient surement dire quelque chose pensent les spécialistes. Malgré tout, des dates ont commence à apparaître sur des stèles. Rebecca Gonzalez Lauck s’interroge ? Les Olmèques ont-ils vraiment gravé ces dates ou bien est-ce que sont les Mayas qui l’ont fait plus tard ? En effet, ils ont probablement occupé le site ultérieurement et les gravures du compte long rappelle leur manière de compter le temps qui passe.

Quatrième salle : les Huastèques

On entre ensuite dans une salle plus globale sur les cultures du golfe du Mexique en particulier les Huastèques. Les Huastèques pratiquaient la déformation de la tête et le tatouage comme on peut l’observer sur la statue de l’adolescent découverte sur le site de Tamohi. Elle est impressionnante de finesse. L’homme debout, est tatoué et porte un enfant dans son dos. Il a les oreilles et le nez percés.

La particularité de toutes ces statues de la salle Huastèque est qu’elles sont toutes aussi sculptées sur l’arrière.

Fin de l’exposition : les offrandes, focus sur le site de Tamtoc

L’exposition s’achève sur une salle dédiée aux offrandes. Elles évoluent au fil des ans. Au début déposées dans des lieux d’eau rivières, fleuves elles seront plus tard plus grosses et déposées au pied de temples et pyramides. Cela témoigne d’une évolution du culte et d’un changement de pratiques rituelles.

Dernière focus avant de sortir de la mezzanine, le site de Tamtoc (Sans luis Potosi) qui a été fouillé dans les années 60 par une mission française. C’est là qu’une statue de femme dite “La Femme Scarifiée” a été retrouvée. La statue est présentée au milieu de la salle. On peut voir que le corps de la femme est représenté de manière très réaliste. Il a été modifié et scarifié sur les épaules et les cuisses. C’est aussi à Tamtoc que l’on peut admirer un énorme bas-relief mêlant corps de femmes et crânes. La femme devait jouer un rôle important à l’époque où a été érigée la cité.

Galerie photos

Les Olmèques et les cultures du golfe du Mexique, Mezzanine Est, musée du quai Branly. Du 9 octobre 2020 au 03 octobre 2021.