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Plusieurs textes attestent de la découverte du Groenland par les Vikings. Ces explorateurs, pillards scandinaves, se seraient établis en Amérique du nord. Et s’ils avaient poussé jusqu’au Mexique puis jusqu’en Amérique du sud ?

Frank_Dicksee_: Vikings Heading for Land (Wikimedia Commons)
Frank_Dicksee_: Vikings Heading for Land (Wikimedia Commons)

L’hypothèse développée par le sociologue et anthropologue franco-argentin Jacques de Mahieu a de quoi surprendre. Il affirme dans ses chroniques, que les Vikings ont cohabité avec les cultures précolombiennes dans le Mexique de l’époque. Ainsi, il écrit qu’en 987, les Vikings étaient installés au Yucatán dans une tribu maya. Un jour, ils décident de rentrer en Islande tout en promettant aux populations locales de revenir. Lorsque Hernan Cortès débarque en 1519, l’empereur Aztèque Moctezuma II croit au retour des Vikings, les « Dieux blancs barbus ».

Dans son livre, L’Amérique Latine, idées reçues sur un continent contrasté, Olivier Dabène, revient sur cet épisode et soulève de nombreuses questions. Il note plusieurs coïncidences qui accréditeraient cette thèse. Ainsi, « un mythe fait état du métissage entre les autochtones et les hommes barbus, ce qui justifie la couleur de peau des Indiens blancs du Paraguay« , écrit-il. La forme des bateaux en tortora (roseau) de la région du lac Titicaca prête aussi à confusion. Elle ressemble étrangement à celle des drakkars. Et si c’était les Vikings qui avaient apporté leur culte du soleil continue le chercheur.

La saga d’Erik le Rouge raconte comment ce chef Viking, banni d’Islande, est parti en expédition en 985. Emporté par le vent, il découvre plusieurs terres, dont le Groenland. Il y fondera plus tard une colonie. Des centaines de Vikings s’installeront sur place.

Alors les Vikings ont-ils vraiment vécu au Yucatán ? Olivier Dabène n’apporte pas de réponse concrète car, souligne-t-il, au fil des ans les informations valident puis démentent tour à tour cette affirmation. Une chose est sûre, conclut le professeur de science politique à l’Institut d’études politiques de Paris : « Le débat n’est pas clos. »

L’Amérique Latine, idées reçues sur un continent contrasté d’Olivier Dabène, paru aux Editions Le Cavalier Bleu. 134 pages. 11,50 euros.