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Une société de femme qui vivrait sans hommes et se défendrait à la guerre en combattant. C’est ce que rapportent plusieurs conquistadors après être allé sur le nouveau continent. Ils les appellent les amazones.

Les Amazones (Wikimedia/Ben Pirard)
Les Amazones (Wikimedia/Ben Pirard)

Les Amazones ont-elle réellement existé ? Francisco de Orellana est le premier à y faire référence. Le conquistador en 1541 s’engage vers les basses terres d’Equateur et dérive pendant six mois jusqu’à atteindre l’embouchure du fleuve Amazone. Dans le récit de son voyage avec Francisco de Orellana, Gaspar de Carvajal raconte qu’ils ont été attaqués par des guerrières en juin 1542. Avant lui Chirstophe Colomb rapportait dans son journal de bord qu’un améridien lui avait avait un jour décrit que “là, vers l’est, il y avait une île habitée seulement  par des femmes”.

Ces propos rapportés et les écrits de Gaspar de Carvajal sont-ils crédibles ? Stéphen Rostain dans son livre Amazonie, l’archéologie au féminin, rappelle que par la suite de nombreux récits ont abondé le mythe. Il a fallut attendre des études récentes pour prouver leur existence, à quelques nuances près.

Les Amazones, des femmes capables de se battre

Ainsi, les chercheurs Anna Roosevelt et Denis Schaan ont émis l’hypothèse qu’il existait des sociétés matriarcales le long de l’Amazonie. Elles s’appuient pour cela sur la présence de multiples artefacts céramiques liés au femmes découverts lors de fouilles. Mais, nuance Stéphen Rostain, même si ces sociétés ont existé, elle n’étaient probablement pas à 100% composées de femmes.

D’après ses recherches sur place et suite à divers témoignage, il estime que plus probablement, les hommes quittaient le village pour aller travailler durant plusieurs mois, laissant les femmes seules. Elles dirigeaient et organisaient toute la vie domestique mais s’occupaient aussi des champs et des cultures. Comme elles se retrouvaient souvent seules, elles étaient aussi capables de se défendre.

Alors oui les Amazones ont bel et bien existé, mais on est loin de l’image fantasmée rapportée par certains hommes.