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La Catrina est une figure incontournable de la Fête des morts mexicaine. Pourtant ce personnage représenté par un squelette de femme a une origine toute autre…

Défilé de catrinas à l'église Saint-Merri à Paris. Fête des morts 2017 © M.C.
Défilé de catrinas à l’église Saint-Merri à Paris. Fête des morts 2017 © M.C.

Au départ, la Catrina n’était pas une représentation de la mort. Le caricaturiste mexicain José Guadalupe Posada, l’a créé pour se moquer de la bonne société et de ses manières. Le personnage est représenté comme un élégant squelette de femme portant un large chapeau. La Catrina d’ailleurs ne s’appelait pas ainsi au départ, mais « la calavera garbanzera » ce qui signifie littéralement « le crâne de plouc ». Dans l’idée, il s’agit d’une critique, d’une caricature. Le terme garbanzera vient des vendeurs de garbanzos, soit des pois chiches. Ces derniers, bien que pauvres, voulaient apparaître plus riches qu’ils n’étaient et s’habillaient de manière ostensible.

Le terme Catrina est apparu plus tard, quand Diego Rivera l’a représentée dans sa peinture Sueño de una tarde dominical en la Alameda Central. On y voit la Catrina, debout au premier plan vêtue d’un chapeau à plumes, don boa et d’une belle robe. Elle tient la main de Diego Rivera qui s’est représenté en jeune garçon. Derrière Frida Kahlo et de l’autre côté, son créateur, José Guadalupe Posada.

Mural de Diego Rivera, Sueño de una tarde dominical en la Alameda Central
Mural de Diego Rivera, Sueño de una tarde dominical en la Alameda Central

De nos jours, la Catrina, est devenue une figure emblématique del Dia de muertos, la fête des morts mexicaine. De nombreux hommes et femmes se maquillent de manière à dessiner une tête de mort sur leur visage. En 2010, le personnage créé par Posada a fêté ses 100 ans.